Les nouvelles pratiques à risques chez les jeunesJeu du foulard, binge drinking... Les "jeux de la mort" et autres comportements à risque des jeunes alimentent régulièrement les faits-divers. Difficile pour les adultes d'accéder à cette violence silencieuse. Tour d'horizon des pratiques dangereuses...
Le jeu du foulard
En décembre 2009, un garçon de 13 ans est retrouvé pendu à son domicile près de Grenoble. Selon ses parents, il s'intéressait depuis quelques temps au jeu du foulard. "Rêve bleu", "Trente secondes de bonheur", Les jeux de non-oxygénation portent toutes sortes de noms, mais reposent sur un principe commun : l'asphyxie volontaire, qui entraîne la sensation de planer. Une étude menée auprès de 400 collégiens a révélé que 12,5 % des jeunes interrogés avaient déjà pratiqué un tel "jeu". Pour la seule année 2009, 13 enfants en sont morts.
Le binge drinking : boire à n'en plus pouvoir
Rebaptisé en France "biture express", le binge drinking est un phénomène bien connu des Anglo-saxons, qui le considèrent comme un problème majeur de santé publique. Les jeunes, certains d'à peine 12 ans, boivent de grandes quantités d'alcool dans des délais très courts, pour atteindre l'ivresse le plus rapidement possible. Outre une dépendance à l'alcool, le binge drinking a souvent des conséquences graves : conduite en état d'ivresse, violences, rapports sexuels non protégés... L'alcool reste la première cause de mortalité chez les jeunes.
Soirées Skins
Alcool, shit, ecstasy, sexe... Il y a de tout dans une Skins Party, à part peut-être des règles ! Seul mot d'ordre : s'éclater au maximum ! A l'origine de ces soirées, une série anglaise : Skins, dont les héros sont des adolescents partageant un goût pour les soirées dévergondées. Et le mot est faible... Depuis, nombre de jeunes les imitent. Tenues provocantes pour les filles, drogues, alcool à gogo... Certains même n'hésitent pas à avoir des rapports sexuels en public. Les soirées sont souvent organisées dans des lieux abandonnés pour éviter d'être dérangé.
Catch à la récré
Jouer à "chat" est passé de mode. Désormais, les enfants pratiquent le catch ! Un vrai phénomène puisque de plus en plus de 5-14 ans s'adonnent à ce sport de combat. Ils observent les catcheurs vedettes sur Internet, puis reproduisent leurs célèbres prises... mais sans protections. Car si le catch est un spectacle simulé, il n'en est rien chez les enfants. Entorses, fêlures... les accidents se multiplient. Récemment, un garçon de 8 ans s'est brisé une vertèbre, se retrouvant paralysé. Inquiets, des professionnels du métier vont dans les écoles pour passer des messages de prévention
« La gardav' » et autres jeux d'agression
Parmi les jeux dits "d'agression" qui sévissent dans les cours d'école, la "gardav'" fait fureur. Contraction du mot garde-à-vue, ce jeu consiste à maîtriser une victime pour la bastonner en groupe. Claques, coups de poing... Comme tout jeu d'agression, la violence y est gratuite, arbitraire, et peut tomber sur n'importe quel enfant. Les victimes se réfugient souvent dans le silence et il est difficile pour les adultes d'engager un dialogue.
Le jeu du torero
Il y a quelques années, la SNCF tirait la sonnette d'alarme sur un phénomène nouveau, rapidement nommé "jeu du torero". Le principe ? Des jeunes en quête de sensations fortes attendent sur les rails la venue d'un train pour s'en échapper le plus tard possible. Un jeu extrêmement dangereux puisque même en sautant à temps, le souffle d'air du train peut happer l'imprudent et l'aspirer sous les roues... De nombreuses vidéos illustrant le jeu du torero circulent sur Internet et inquiètent par leur capacité d'influence.
Le Happy Slapping
En 2007, un lycéen de 20 ans est condamné à un an de prison pour avoir filmé avec son téléphone portable l'agression d'une enseignante en plein cours. Ce fait divers n'est pas un cas isolé, et marque le début d'une pratique désormais connue : le happy slapping. Il consiste à filmerl'agression d'une personne avec un téléphone, de manière spontanée ou préméditée. Les images sont ensuite diffusées tel un trophée. Des exemples de happy slapping plus graves encore, conduisant au viol ou à la mort, sont également recensés.
Sexting : l'intimité exposée
Condensé des mots "sex" et "texting", le sexting est le nom utilisé chez les Anglo-saxons pour qualifier les messages à caractère sexuel envoyés par téléphone portable. De la simple allusion écrite aux autoportraits dénudés, le sexting s'est généralisé chez les jeunes. Le risque est principalement moral. Ces messages peuvent facilement échapper à celui qui l'envoie, et faire le tour de l'école. En Australie, deux adolescentes se sont récemment donné la mort après que des vidéos de leurs ébats aient fait d'elles la risée de leur lycée. 2011-01-17 16:30:13
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