Une rentrée 2010 difficile pour nos jeunes professeursAvec les réformes mises en place par le gouvernement, les professeurs se sentent de moins en moins expérimentés et par conséquent moins à l’aise avec une classe d’élève. En caricaturant, on peut même dire que ces jeunes professeurs sont aussi stressé voir plus que leurs élèves à l’approche de la rentrée scolaire.
En quoi consiste la nouvelle réforme ?
• Jusqu’à cette année, seuls les élèves diplômés au minimum d’un BAC +3 pouvaient prétendre au concours du CAPES. Pour un résultat positif, ces derniers suivaient une année de formation au cours de laquelle des professionnels leurs transmettaient les théories et la pédagogie de l’enseignement. En plus de ces acquis, les « élèves » effectuaient 6 à 8 heures de stage en école chaque semaine afin d’appliquer directement leurs connaissances et de s’habituer au comportement des enfants.
• La nouvelle réforme admet au centre de formation les étudiants diplômés au minimum d’un BAC + 4. La formation ne se fait plus à l’institut. Les futurs professeurs sont directement amenés à enseigner environ 18 h par semaine dans les classes. Le gouvernement prévoie simplement un tutorat de chaque étudiant par un enseignant expérimenté chargé de le conseiller dans ces démarches.
Les problèmes posés par cette réforme
Les jeunes professeurs sont novices du métier et sont « lâchés » avec les élèves directement à la sortie de leur diplôme.
Ils ne se sentent pas prêts à affronter l’année sans base de pédagogie. Certes, ils ont toutes les connaissances nécessaires mais cela ne suffit pas : il y a la manière d’enseigner, savoir comment gérer les élèves, éviter les débordements, évaluer leur niveau et leur capacité, conseiller les parents,…
Les syndicats dénoncent ce nouveau mode de fonctionnement de ces étudiants novices qui entrent directement dans la vie éducative sans aucune formation.
Les jeunes professeurs peuvent craindre la rentrée ! L’organisation est loin d’être parfaite. Ils sont informés de leur affectation bien trop tard et ne savent pas assez tôt de quelle classe et de quelle moyenne d’âge ils auront la responsabilité. De plus, les nouveaux enseignants sont souvent envoyés dans les collèges ou les lycées difficiles, les ZEP, dans lesquelles aucuns professeurs confirmés ne veulent aller.
Des raisons d’avoir peur ? Mis à part le manque d’expérience, la solitude et les conditions parfois difficiles dans écoles, tout va bien ! 2011-01-03 16:30:18
|