La galère financière des étudiants
Nous sommes tous touchés par les difficultés financières que connaissent les étudiants depuis quelques années. D’après une enquête CSA, un étudiant sur cinq ne prend que deux repas par jours, 60 % par manque de temps et 12 % à causes de problèmes financiers. Qu’est-ce qui fait que la vie étudiante est aussi couteuse et difficile à assumer pour les jeunes et De quelles aides peuvent-ils bénéficier ?
De nos jours, il y a les étudiants qui peuvent être aidés par leur parents et d’autres qui sont obligés de financer seuls leurs frais de scolarité : frais d’inscription, fournitures scolaires, mutuelle et sécurité étudiante, transports, frais alimentaires, internet, téléphone, hygiène, vêtements, frais médicaux, loyer… Tous ces frais représentent des sommes considérables dans la vie d’un étudiant estimées à environ 1000 €.
Les jobs étudiants
Pour financer ces dépenses, plus de 60 % des étudiants n’ont pas le choix que de trouver un petit boulot pour compléter leurs revenus : cours de soutien scolaire, restauration,…
Travailler en dehors de ses heures de cours pose des problèmes de fatigue, de manque de concentration, des heures de cours séchées. L’étudiant n’a souvent pas le temps de réviser et fournir un travail régulier pour préparer ses examens ce qui conduit souvent à l’échec scolaire ou un mauvais classement dans sa promotion.
Au meilleur des cas, l’étudiant bénéficie d’un jour de repos dans la semaine au cours duquel il profite de rattraper ses heures de sommeil et travailler pour l’école : la vie sociale en pâtie puisqu’il n’a plus de temps pour voir ses amis et pas assez d’argent pour en profiter suffisamment.
Certaines universités proposent des dispositifs spéciaux pour ces étudiants salariés :
- le « contrôle terminal » qui permet de ne pas assister aux heures de travaux dirigés (TD) mais seulement aux cours magistraux. Les TD étant des heures d’application des cours et de méthodologie sont inévitablement fondamentales pour l’étudiant… ;
- aménager ses horaires de cours afin de ne pas avoir à jongler entre travail et école ;
- travailler directement pour l’université en tutorat et donner des cours de physique et chimie ou des cours de maths.
Cependant, certaines filières spécialisées comme les IUT ne proposent pas d’aides ou de dispositifs spéciaux et les étudiants ne peuvent souvent pas concilier vie étudiante et vie salariale.
Des logements couteux
Avant chaque rentrée, c’est la course au logement à meilleur prix pour les étudiants. Les moins chers restent les logements proposés par le CROUS mais sont en nombre limité.
C’est encore pire hors province ! il faut compter au minimum 500 € pour un 20 m2 sur Paris. Certaines autres résidences privées proposent des logements réservés aux étudiants mais restent très chers (compter 800 € pour un studio de 18 m2 en plein centre de Paris)
Le dernier recours bon marché : la colocation qui est agréable dans la vie étudiante et permet aux jeunes de se serrer les coudes pendant les moments difficiles.
Les aides accordées
- Le prêt étudiant : est accordé aux étudiants de moins de 28 ans sans condition de ressources ou de caution parentale.
- La bourse : est accordée aux étudiants selon les critères sociaux et financiers de leurs parents.
- L’aide au mérite pour les élèves ayant obtenus la mention Très Bien au BAC et qui possèdent de bons classements par la suite en université.
- Le Fond National d’Aide d’Urgence (FNAU) dont peuvent bénéficier les étudiants qui doivent faire face à des coups durs au cours de l’année.
Certes les aides existent, mais les étudiants ne les reçoivent pas avant le mois d’octobre et commencent déjà l’année en septembre avec un déficit budgétaire. Travailler pendant ses études est un bon moyen pour compléter ses revenus dans la mesure où ça ne porte pas atteinte au bien être et aux résultats scolaires. Pour cela, il faudrait que les universités, écoles ou filières spécialisées proposent des dispositifs efficaces pour aider les étudiants.
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